Ce mercredi 10 juin, la cour criminelle du Bas-Rhin a condamné l’ancien ostéopathe Pierre Garitte à 17 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur 29 de ses patientes. Sous couverts de soin, le praticien sévissait depuis son cabinet d’Eschau, en périphérie de Strasbourg.
C’est un véritable prédateur qui a été condamné ce mercredi par la cour criminelle du Bas-Rhin. Pierre Garitte comparaissait pour des viols sur six patientes et des agressions sexuelles sur 21 autres, commis entre 2018 et 2021. Il a été reconnu coupable de l’ensemble des faits et condamné à 17 ans de réclusion criminelle, assortie de l’interdiction définitive d’exercer la profession d’ostéopathe et toute activité en lien avec des mineurs, a annoncé le parquet de Strasbourg au média Pénal.
Dans son cabinet d’Eschau, l’ostéopathe de 37 ans imposait des pénétrations digitales et des attouchements à ses patientes, en prétextant agir dans le cadre de soins médicaux. Il avait, au fil de ses crimes, développé un véritable mode opératoire, pénétrant ses victimes avec ses mains, parfois par surprise et sans gants. Une première plainte a été déposée contre lui en 2018, suivie d’une autre en octobre 2020, qui a permis aux enquêteurs d’identifier d’autres victimes ayant à leur tour témoigné avoir subi viols et agressions sexuelles de la part de l’ostéopathe.
Un « prédateur »
À l’audience, l’ancien ostéopathe, qui comparaissait libre sous contrôle judiciaire, a été décrit comme un « prédateur » par les victimes et l’accusation. L’avocate générale Agnès Robine a souligné les « circonstances particulièrement détestables » dans lesquelles Pierre Garitte agissait.
À la barre, il a affirmé avoir toujours agi pour soigner ses patientes, et a évoqué de possibles « maladresses ». « J’ai dû être nul en anatomie », a-t-il tenté de se justifier devant la cour. Dans ses réquisitions, l’avocate générale avait demandé la peine maximale à l’encontre de Pierre Garitte, soit 20 ans de réclusion criminelle. Il été conduit à la maison d’arrêt et y sera placé à l’isolement, à la demande de la présidente.




