Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme après un morceau controversé

Le rappeur Freeze Corleone a été reconnu coupable d’apologie du terrorisme et condamné à 15 mois d’emprisonnement avec sursis et 50 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Nice.

Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme après un morceau controversé

Freeze Corleone dans le clip « Baton rouge ».

Première condamnation pénale pour le rappeur habitué des polémiques. Freeze Corleone, de son vrai nom Issa Lorenzo Diakhaté, âgé de 33 ans, a été reconnu coupable d’apologie publique d’un acte de terrorisme et condamné à 15 mois d’emprisonnement avec sursis, 50 000 euros d’amende, une interdiction de séjour dans les Alpes-Maritimes pendant trois ans, ainsi qu’une privation de son droit d’éligibilité pendant cinq ans, selon un communiqué du parquet de Nice transmis à Pénal. A l’audience, le procureur avait requis 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende contre le rappeur.

Absent lors de son procès, Freeze Corleone a été représenté par son avocat, maître Adrien Chartron, qui a annoncé sa décision d’interjeter appel après le verdict.

« J’arrive dans l’rap comme un camion qui bombarde à fond sur la… »


À l’origine de cette condamnation, un morceau intitulé Haaland, retiré des plateformes d’écoute, sorti en février 2024, dont les paroles suggéraient une référence à l’attentat de la Promenade des Anglais à Nice, qui avait fait 86 morts et des centaines de blessés le 14 juillet 2016.

Dans ce titre, le rappeur chantait : « En défense j’suis Kalidou, t’es Lenglet. Burberry comme un grand-père anglais. J’arrive dans l’rap comme un camion qui bombarde à fond sur la… », une phrase délibérément inachevée par Freeze Corleone, semblant feindre une référence à l’attentat niçois, qui a choqué les victimes, dont plusieurs avaient déposé plainte.

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