Scandale du périscolaire parisien : l’animateur de l’école Titon relaxé

Ce mardi 16 juin, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé la relaxe de Nicolas G., ancien animateur périscolaire de l’école élémentaire Titon, dans le 11e arrondissement. Premier dossier jugé depuis l’éclatement du scandale du périscolaire parisien, il s’est soldé par une relaxe, les infractions poursuivies n’ayant pas été jugées suffisamment caractérisées.

Scandale du périscolaire parisien : l’animateur de l’école Titon relaxé

Tribunal judiciaire de Paris, le 16 juin 2026. AXEL PICHON

Plus d’un mois après le début du scandale, la justice a rendu son délibéré dans cette première affaire à passer en procès. Dans une salle d’audience comble, l’agent de 47 ans, poursuivi pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes et agressions sexuelles sur trois d’entre elles, commis en 2024, a été relaxé par la 15e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Dans son verdict, le président a reconnu un « comportement inapproprié » du prévenu, tout en soulignant que l’enquête n’avait pas « permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés ». Les juges ont également relevé que la forte médiatisation de l’affaire avait pu influer sur l’état psychologique des enfants plaignants. Le président a enfin estimé que le prévenu « aurait dû faire l’objet de rappels à l’ordre » et d’une « formation », pour des faits qui ont été jugés comme insuffisamment caractérisés.

Dans son réquisitoire, la procureure avait requis dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans, assortis d’une interdiction de contact avec les victimes, d’une obligation de soins, d’une obligation d’indemnisation, d’une interdiction de paraître à l’école Titon et d’une interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec des mineurs.

« Câlins hyper serrés »

En octobre 2024, un groupe d’élèves de CM2 de l’école élémentaire Titon avait alerté leur directrice, dénonçant les agissements de « Nico », animateur dans l’établissement depuis une dizaine d’années. « Câlins hyper serrés », « attouchements sur les seins », enfants placés « sur ses genoux », les fillettes avaient décrit un comportement « très bizarre » de la part de l’agent municipal. Trois d’entre elles avaient également témoigné d’attouchements à la poitrine.

Dès 2021, Nicolas G. avait déjà été mis en cause par une élève pour des propos racistes et sexistes. Depuis le début de l’année 2026, 132 agents municipaux ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles.

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