Booba condamné pour cyberharcèlement et injure raciale envers une journaliste de France Télévisions

Ce mardi 2 juin, le rappeur Booba a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement et injures publiques à caractère discriminatoire envers la journaliste Linh-Lan Dao.

Booba condamné pour cyberharcèlement et injure raciale envers une journaliste de France Télévisions

Booba sur scène en 2023. BORIS AHONON

C’est une personnalité majeure de la musique qui a été sanctionnée par la justice pour ses agissements en ligne. Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, absent à l’audience, a ce mardi été reconnu coupable de cyberharcèlement et injures publiques à caractère discriminatoire à l’encontre de Linh-Lan Dao, journaliste qui avait été la cible du rappeur sur son compte X.

En 2024, le rappeur de 49 ans s’en était pris à la journaliste, qui avait publié un article de fact-checking pour dénoncer les dérives complotistes du chanteur, lequel avait relayé de fausses informations au sujet des vaccins contre le Covid-19. Une campagne de haine en ligne lancée depuis un compte suivi par plus de six millions de personnes, qui avait, selon Linh-Lan Dao, « mis une cible dans son dos ». À l’audience, l’accusation avait requis huit mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple, 30 000 euros d’amende et la participation à un stage de lutte contre la haine en ligne à l’encontre du rappeur.

Le rappeur également condamné dans une autre affaire

Poursuivi dans le cadre d’une affaire connexe, le tribunal correctionnel de Paris est également entré en voie de condamnation à l’encontre d’Élie Yaffa pour injure raciale envers l’essayiste Tristan Mendès France, qui avait publiquement dénoncé sur X le harcèlement que subissait Linh-Lan Dao. Le rappeur avait posté sur le réseau social une photographie de l’essayiste aux côtés d’un cliché du tueur en série Francis Heaulme, accompagnée de la phrase : « Il est nez avant la honte ». Élie Yaffa a été condamné à 20 000 euros d’amende pour cette seconde affaire. La procureure de la République avait requis quatre mois d’emprisonnement assortis du sursis simple et 20 000 euros d’amende. Le chanteur va interjeter appel des deux condamnations, a appris Le Figaro d’une source proche du dossier.

Le rappeur Booba est parallèlement mis en examen dans deux autres affaires de harcèlement moral en ligne : l’une visant Magali Berdah, fondatrice d’une agence d’influence, l’autre visant Adja-Damba Dante, dite Demdem, ex-femme du rappeur Gims.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *